Une règle fiscale, quelques lignes dans un contrat, et voilà des milliers d’acquéreurs sommés de revoir tout leur montage financier : depuis 2023, les banques peuvent intégrer les frais de notaire dans le montant total du financement, sous certaines conditions strictes. Cette option, longtemps réservée à des cas exceptionnels, connaît en 2025 un encadrement renforcé par de nouvelles directives. Les plafonds de prêt et la quotité financée imposent désormais des limites précises à cette pratique.
L’augmentation programmée des frais de notaire cette année oblige les emprunteurs à revoir leur plan de financement. Les professionnels du secteur constatent une adaptation rapide des offres bancaires, mais signalent une vigilance accrue sur les dossiers présentant un risque d’endettement élevé.
Frais de notaire en 2025 : ce qui change vraiment pour les acheteurs
La hausse des frais de notaire s’impose comme un sujet incontournable dans les débats liés au crédit immobilier. En 2025, les droits de mutation augmentent sur l’ensemble du territoire français, venant directement alourdir le budget des acquéreurs. Que l’on s’intéresse à l’immobilier ancien ou au neuf, la note grimpe sans détour. Premier impact concret : le coût global du projet s’élève, alors même que le pouvoir d’achat immobilier subit déjà de fortes pressions.
Pour les acheteurs, le calcul des frais de notaire devient une étape clé. Sur un bien ancien affiché à 250 000 euros, il faut désormais tabler sur environ 8 %, soit près de 20 000 euros. Dans le neuf, la part oscille entre 2 et 3 %, mais la tendance reste à la hausse. Cette progression affecte aussi bien la partie fiscale avec les droits de mutation à titre onéreux (DMTO) que les émoluments des notaires et tous les frais associés.
Face à cette évolution, le marché immobilier s’ajuste. Les professionnels observent un contrôle renforcé de la capacité de financement des ménages. Les banques, contraintes par le HCSF, réclament le plus souvent un apport couvrant au moins une partie des frais de notaire. Les dossiers où l’intégralité du prix de vente et des frais annexes sont financés, soit 110 % du montant, se font de plus en plus rares. Pour les secundo-accédants, l’augmentation réduit la marge de manœuvre, surtout en cas de revente sans plus-value significative.
Voici quelques points à retenir pour mieux cerner la situation :
- En France, les frais de notaire sur l’ancien dépassent largement ceux du neuf.
- L’augmentation des droits de mutation concerne tous les projets, qu’il s’agisse d’une résidence principale ou d’un investissement locatif.
La nouvelle configuration du marché, déjà tendue par la remontée des taux de crédit immobilier, doit composer avec ce contexte tarifaire alourdi. Acheteurs et vendeurs sont donc incités à intégrer ces frais dès les premières estimations, faute de quoi le projet peut rapidement être mis en pause, voire stoppé net lors de la signature de l’acte authentique.
Peut-on inclure les frais de notaire dans son prêt immobilier cette année ?
Les frais de notaire dans le prêt immobilier restent au cœur des stratégies de financement. En 2025, la question anime aussi bien les acquéreurs que les courtiers : la banque accepte-t-elle encore de financer les frais de notaire dans le crédit immobilier ?
Tout dépend du profil de l’emprunteur et de la politique interne de chaque établissement. Les banques françaises, soumises aux règles du HCSF, préfèrent en général que l’apport personnel couvre au minimum les frais annexes. Financer 100 % du prix d’achat, voire 110 % (prix + frais de notaire), devient rare. Seules certaines banques l’envisagent encore, en général pour des primo-accédants à la situation stable et au dossier irréprochable.
Concrètement, deux grandes pratiques se dégagent :
- La plupart des banques attendent de l’apport qu’il couvre les frais de notaire et les frais de garantie.
- Quelques établissements acceptent d’intégrer une partie ou la totalité des frais de notaire dans le prêt immobilier, à condition de justifier d’un niveau de revenus suffisant et d’une stabilité professionnelle.
Le montant des frais de notaire varie selon le type de bien et le montant emprunté. Plus le projet est ambitieux, plus l’exigence d’apport grimpe. Certains réseaux bancaires affichent encore des solutions permettant d’inclure les frais notaire dans le crédit immobilier, mais ces offres restent sélectives et la place laissée à la négociation est mince.
Dans un contexte marqué par la hausse des taux et l’augmentation de tous les frais liés à l’achat, la capacité d’emprunt se retrouve limitée. Les futurs acquéreurs doivent donc s’adapter, constituer un apport personnel solide et anticiper un échange détaillé avec leur conseiller pour connaître précisément les conditions applicables à leur projet.
Impact sur votre budget : comprendre les conséquences concrètes de l’augmentation
L’augmentation des frais de notaire en 2025 vient redéfinir l’équilibre budgétaire de chaque projet immobilier. Pour une même acquisition, la part consacrée aux frais annexes, droits de mutation, émoluments, débours, pèse plus lourd. Conséquence immédiate : le pouvoir d’achat immobilier s’amenuise, tout particulièrement dans les zones où la demande reste forte.
Cette hausse impose un effort d’apport plus élevé. Les banques observent de près la cohérence entre le coût total du projet et la situation patrimoniale de l’emprunteur. Pour beaucoup, cela signifie revoir leurs ambitions : réduire la surface recherchée, choisir une ville plus accessible ou revoir le calendrier de l’achat.
L’impact se lit aussi dans la structure du financement. Lorsque les frais de notaire sont ajoutés au prêt immobilier, le taux d’endettement augmente. La solidité du dossier devient décisive pour convaincre la banque. Certains secundo-accédants, disposant déjà d’un capital à réinvestir, parviennent à absorber cette hausse. Pour les primo-accédants, l’accès à la propriété exige un effort supplémentaire.
| Prix de vente | Frais de notaire (2024) | Frais de notaire (2025) | Différence |
|---|---|---|---|
| 250 000 € | 21 250 € | 22 500 € | +1 250 € |
Le marché immobilier se réorganise : la diminution des marges de manœuvre sur les frais annexes renforce la sélection des acheteurs et impose des arbitrages rapides. Les dossiers jugés fragiles sont écartés, les négociations prennent plus de temps, et tout acheteur averti doit intégrer ces nouveaux paramètres dès la première simulation.
Conseils pratiques pour faire face à la hausse des frais de notaire en 2025
Anticipez et affûtez votre plan de financement
Avant tout, calculez précisément le montant des frais de notaire. Un simulateur frais notaire fiable permet d’intégrer l’ensemble des frais annexes : droits de mutation, émoluments, débours. Cette anticipation renforce la qualité du dossier à présenter à la banque pour une demande de prêt immobilier.
L’inclusion des frais de notaire dans le prêt reste envisageable sous conditions. Les banques examinent l’apport : plus il s’approche de zéro, plus elles se montrent prudentes. La tendance de 2025 privilégie les profils capables d’assumer une partie des frais et débours avec leurs propres fonds.
Optimisez chaque ligne de dépense
Quelques leviers existent pour limiter l’envolée du budget :
- Négociez les frais d’agence : intégrés au prix de vente, ils augmentent mécaniquement le montant soumis aux frais notaire achat.
- Préférez, lorsque c’est possible, les biens affichés au prix net vendeur afin de contenir la progression des frais notaire prix.
Surveillez le calendrier de la signature de l’acte authentique. Un délai rallongé peut vous laisser le temps d’ajuster votre apport ou de négocier un taux plus avantageux. Échangez avec votre notaire pour identifier chaque poste de dépense : les frais et débours offrent parfois une légère marge d’ajustement.
Dans ce contexte, la gestion rigoureuse du projet s’impose. Solliciter un professionnel aguerri et recourir régulièrement à une simulation du calcul frais notaire deviennent de précieux atouts face à l’évolution du marché.
Derrière chaque ligne de frais, c’est l’horizon d’un projet qui se dessine ou se brouille. L’année 2025 invite chacun à affiner sa stratégie, à prendre de l’avance sur les chiffres et à négocier chaque détail. Pour l’acheteur immobilier, la prudence n’a jamais autant rimé avec anticipation.


